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Auvergne, Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand art, sculpture contemporaine, céramique contemporaine

Mon médium d’exploration est la sculpture.

A travers elle, je voyage aux confins de l’univers grâce

à mes pièces (pas tout à fait identifiées).



L’exploration spatiale est une source de réflexion et d’inspiration qui donne forme et vie à mon travail. Elle me fait me questionner sur les notions d’infini, de temps, de passé et de futur.

Ces mondes me font naviguer entre les grottes ornées de la préhistoire, les galaxies Messier 81 et Messier 82, l’archéologie improvisée au bord d’un chemin du Lot, la science-fiction, ou encore l’avenir du spatial et tout ce que l’on ne connaîtra jamais du monde.


Mon travail plastique me permet de mettre en forme des solutions à mes interrogations sur le monde. Je suis une cosmonaute sur mesure, dans un monde inventé qui me rend accessible les secrets de l’univers, à une époque où l’humanité lève les yeux vers le ciel noir, et se questionne sur les possibilités qu’il pourrait offrir pour l’avenir, sans vraie réponse.



Le médium qu’est la sculpture me permet de penser plus grandes les formes,

de voir plus grands les volumes, en construisant plus grand que moi.

J’atteins, puis je dépasse le haut de ma tête,

et plus je me sens petite, plus je prends de la place.

 

Afin de ne pas présenter ma sculpture céramique selon des modes de monstration classiques, j'interroge des matériaux synthétiques, de seconde main ou neufs. Soumises les unes aux autres, les propriétés techniques et esthétiques de ces matériaux s’accordent et contrastent.

 

Je vois dans les évocations de ces matières un intérêt à les faire se valoriser réciproquement. La céramique et le matériau synthétique doivent se servir mutuellement, au point de troubler la frontière entre les deux formes et de supprimer l’idée que la céramique seule est la pièce, ou que l’un supporte l’autre.

Il m’apparait que l’utilisation de la céramique comme forme servant une matière synthétique questionne les rôles culturels et stéréotypés des matériaux. Je m'amuse alors à inverser totalement les statuts de ces matières, en plaçant la céramique comme socle de pièces construites avec des matériaux dits pauvres. De fait, ces matières se trouvent valorisées, et les nobles deviennent secondaires.